DISCOURS DE CLÔTURE DE MONSIEUR RAJAONARIVELO PIERROT PRESIDENT NATIONAL, A L’ISSUE DE LA CONVENTION DU MDM TENUE LES 28 / 29 JANVIER 2010 A L’HOTEL CARLTON
Invité par le nonce apostolique de Madagascar, Pierrot Rajaonarivelo s'est rendu à Antsirabe à l'occasion de l'intronisation de Mgr Philippe Ranaivomanana, nouvel évêque du diosèse catholique d'Antsirabe.
Intronisation de Mgr Philippe Ranaivomanana, évêque d'Antsirabe. Pierrot Rajaonarivelo invité du nonce apostolique de Madagascar
Jamais, dans l'histoire de notre pays, des menaces de sanctions internationales n'ont été proférées à l'encontre de tout ou partie du peuple Malagasy.
Ce n'est pas la première fois que Madagascar traverse une crise politique, mais celle que nous vivons actuellement, semble être sans précédent en termes de longévité, d'incompréhension, de suspicion et d'effets dévastateurs.
DISCOURS DE CLÔTURE DE MONSIEUR RAJAONARIVELO PIERROT PRESIDENT NATIONAL, A L’ISSUE DE LA CONVENTION DU MDM TENUE LES 28 / 29 JANVIER 2010 A L’HOTEL CARLTON
Lorsque l’on évoque les intérêts supérieurs de la Nation, qui d’autres que le Peuple souverain peut l’exprimer en portant son choix sur celui qui sera le plus indiqué et le plus apte à le défendre.
Interview de Pierrot Rajaonarivelo, paru dans Fihavanana Magazine.
Homme d'État et homme politique d'expérience, il est entièrement au service de son pays.
Une sérieuse alternative pour Madagascar
Une Expérience à tous les niveaux de la vie malgache et de la fonction publique
Après un parcours scolaire et universitaire exemplaire, notamment à l'École Nationale d'Administration Malgache, une Maîtrise en Droit public et sciences politiques, un DESS à l'Institut d'Administration des Entreprises, Pierrot RAJAONARIVELO a alterné des postes dans l'administration et le secteur privé. Il a acquis une expérience concrète des problèmes publics et privés, nationaux et internationaux.
Voilà bientôt 3 mois, exactement le 19 Septembre 2009 à l’occasion de la journée mondiale de la paix, que j’ai formulé mes sincères vœux de succès pour la réussite des négociations entre les 4 mouvances pour aboutir à une gestion consensuelle et inclusive de la transition. J’ai encouragé les parties prenantes à ne pas perdre de vue l’intérêt supérieur de la nation et à agir en citoyens responsables en privilégiant les vertus du dialogue à la logique d’affrontement. De même, j’ai exhorté la population à préserver la paix sociale.
En ce jour de célébration de la journée mondiale de la paix, En réponse aux sollicitations de nombreux d’entre vous, En tant que citoyen de ce pays,
Je me dois d’apporter ma vision face à la situation qui prévaut actuellement à Madagascar et aussi et surtout proposer à mes compatriotes une autre alternative pour le futur. Comme chacun a pu le remarquer, je me suis délibérément abstenu de prendre une quelconque position politique depuis mon retour en terre natale. Je n’ai jamais voulu influencer d’une manière ou d’une autre la marche actuelle des affaires de la nation. Bien sûr, j’ai ma propre vision analyse, mon propre regard mais il m’a semblé d’une évidence certaine que malgré toute la bonne volonté du monde, la chose politique étant ce qu’elle est, il n’est pas indiqué de verser de l’huile sur le feu et exacerber encore plus les passions autour de cette période transitoire.
Acculé à une faillite économique inéluctable, le gouvernement d’Andry RAJOELINA persiste et signe. Sa tentation de l’enfermement dans un isolationnisme suicidaire s’était déjà exprimée dans quelques déclarations souvent surréalistes, mais toujours irréalistes, et quelquefois contradictoires : Ainsi la récente déclaration, plutôt en retrait de celles de son prédécesseur, du nouveau Ministre des Finances et à propos du besoin des bailleurs de fonds. Alors que Madagascar ne sera probablement pas admis aux assemblées du FMI et de la BM à Istambul, les 6 et 7 octobre prochain. Mais on atteint réellement des sommets lorsque André RAMAROSON parle de nationaliser les intérêts étrangers à Madagascar en représailles à la suspension des aides internationales ou de la remise de ses dettes !
Le principe d’une gestion consensuelle et inclusive a enfin été avalisé à Maputo devant le peuple Malgache et la communauté internationale par Messieurs Albert Zafy, Didier Ratsiraka, Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina.
Madagascar, au-delà de la vision idyllique d’une ile riche d’un environnement unique, d’un peuple accueillant et pacifique, est malheureusement la proie de crises politiques récurrentes qui ne cessent d’hypothéquer son développement et son émancipation.
Madagascar s’enfonce inexorablement dans le chaos. Chaque jour, la pauvreté augmente, les inégalités se creusent, les droits élémentaires du peuple sont bafoués. Les efforts que le peuple malgache a accompli depuis l’indépendance du pays pour recouvrer sa liberté, asseoir sa souveraineté, défendre sa dignité, semblent anéantis. De plus en plus, des individus sans scrupules, sans préoccupation de l’intérêt général, veulent asservir le peuple au seul profit de leurs ambitions personnelles et de leur cupidité. Si rien n’est fait pour les retenir, le pays plongera dans la violence et l’anarchie dont les premières manifestations apparaissent déjà dans notre vie quotidienne.
A l’évidence, Madagascar se trouve actuellement dans une situation dès plus incertaine. Il n’est nul doute que le processus de désintégration de l’État et des Institutions qui en forment l’ossature et les composantes vitales, continuera de s’aggraver jusqu’au point de non retour, ce qui constitue l’objectif et la motivation première de ceux qui aujourd’hui se sont accaparés du pouvoir en perpétuant, thème après thème, les méthodes de gouvernance du pouvoir précédent, à qui il a été mis un terme dans les conditions difficiles que l’on sait.
« Une transition… c’est le meilleur moment pour mettre la main sur les ressources de l’État et du Pays en toute impunité ».
Cette affirmation au demeurant choquante, reflète toute l’étendue des vices qui peuvent animer l’esprit de son auteur et nous permet également de soulever un coin du voile sur les véritables motivations des membres du groupe formé d’entités hétéroclites et qui président provisoirement à la destinée de Madagascar à travers la transition actuelle.
Curiosité locale ou indice grave des dérives sectaires et fanatisées des médias à la solde des pouvoirs qui se succèdent à Madagascar, l’on aimerait que cela ne soit qu’une « bouffonnerie » sans conséquences, mais il faut se rendre à l’évidence, les dirigeants passent, mais les pratiques, elles, persistent et ne sont pas prêtes d’évoluer.
L’Ordonnance n° 2009/001 du 17 Mars 2009 portant dissolution du Gouvernement et donnant les pleins pouvoirs à un Directoire Militaire a entraîné une situation extraconstitutionnelle, laquelle a débouché sur une crise de régime et politique.
Le départ de Marc Ravalomanana n’a décidément en rien réglé l’insuffisance de la classe politique malgache qui continue de faire montre de tout l’étalage de son manque de maturité et de clairvoyance quand il s’agit de prendre ses responsabilités face à la déliquescence d’une société à la dérive et gangrénée par une misère matérielle et intellectuelle intolérable.
Didier Ratsiraka s'adresse aux facilitateurs dépêchés par la communauté internationale dans l'objectif de trouver une solution à la crise malgache.
Nous vous livrons ci-aprés le contenu intégral du document adressé par l'ancien Président de la République, Didier Ratsiraka, actuellement en exil en France, aux facilitateurs en charge du dossier Madagascar. Y sont soulevés quelques points de discorde légitimes au vue du contexte dans lequel se déroule les négociations actuellement en cours à Madagascar.
Neuilly, ce 22 Mai 2009
Leurs Excellences Messieurs les Facilitateurs,
Vous savez autant que personne mon engagement dont la constance le dispute au militantisme, en faveur de la paix, de la justice et de la démocratie dans le monde, et singulièrement à MADAGASCAR.
La politique exige parfois de ceux qui la pratiquent qu’ils fassent des sacrifices, qu’ils renoncent parfois à leurs intérêts personnels, au moins pour un temps, pour porter haut et fort ceux du pays qu’ils disent chérir et vouloir défendre contre tous les dangers qui le menace.
- Mise à jour - Vidéo intégrale du discours de Didier Ratsiraka
Nous n’allons par revenir sur les notions comme la démocratie, la liberté d’expression ou la liberté d’informer, car ce serait comme s’adresser à un mur et d’espérer ensuite obtenir des réponses positives et un changement quelconque dans le comportement du régime actuellement en place à Madagascar.
Il n’y a donc aucune raison de s’étonner de la fermeture brutale de la station de télévision privée « VIVA », ordonné par le ministre des Télécommunications des Postes et de la Communication et dont les médias se font l’écho ce jour.
Curiosité locale ou indice grave des dérives sectaires et fanatisées des médias à la solde des pouvoirs qui se succèdent à Madagascar, l’on aimerait que cela ne soit qu’une « bouffonnerie » sans conséquences, mais il faut se rendre à l’évidence, les dirigeants passent, mais les pratiques, elles, persistent et ne sont pas prêtes d’évoluer.
L’heure est venue de proposer une base de réflexion commune à l’attention de l’ensemble des partis de l’opposition malgache. Nous livrons à l’opinion publique un Projet de société permettant enfin d’avancer vers une société plus juste, plus solidaire et plus soucieuse du développement économique et social de Madagascar.
ZAFY Albert, Président d’honneur du CRN (Comité de Réconciliation Nationale) interpelle vigoureusement Marc Ravalomanana dans une déclaration qui lui est personnellement adressé.
« Une transition… c’est le meilleur moment pour mettre la main sur les ressources de l’État et du Pays en toute impunité ».
Cette affirmation au demeurant choquante, reflète toute l’étendue des vices qui peuvent animer l’esprit de son auteur et nous permet également de soulever un coin du voile sur les véritables motivations des membres du groupe formé d’entités hétéroclites et qui président provisoirement à la destinée de Madagascar à travers la transition actuelle.
Madagascar, au-delà de la vision idyllique d’une ile riche d’un environnement unique, d’un peuple accueillant et pacifique, est malheureusement la proie de crises politiques récurrentes qui ne cessent d’hypothéquer son développement et son émancipation.
A l’évidence, Madagascar se trouve actuellement dans une situation dès plus incertaine. Il n’est nul doute que le processus de désintégration de l’État et des Institutions qui en forment l’ossature et les composantes vitales, continuera de s’aggraver jusqu’au point de non retour, ce qui constitue l’objectif et la motivation première de ceux qui aujourd’hui se sont accaparés du pouvoir en perpétuant, thème après thème, les méthodes de gouvernance du pouvoir précédent, à qui il a été mis un terme dans les conditions difficiles que l’on sait.
Madagascar s’enfonce inexorablement dans le chaos. Chaque jour, la pauvreté augmente, les inégalités se creusent, les droits élémentaires du peuple sont bafoués. Les efforts que le peuple malgache a accompli depuis l’indépendance du pays pour recouvrer sa liberté, asseoir sa souveraineté, défendre sa dignité, semblent anéantis. De plus en plus, des individus sans scrupules, sans préoccupation de l’intérêt général, veulent asservir le peuple au seul profit de leurs ambitions personnelles et de leur cupidité. Si rien n’est fait pour les retenir, le pays plongera dans la violence et l’anarchie dont les premières manifestations apparaissent déjà dans notre vie quotidienne.
Le départ de Marc Ravalomanana n’a décidément en rien réglé l’insuffisance de la classe politique malgache qui continue de faire montre de tout l’étalage de son manque de maturité et de clairvoyance quand il s’agit de prendre ses responsabilités face à la déliquescence d’une société à la dérive et gangrénée par une misère matérielle et intellectuelle intolérable.
Didier Ratsiraka s'adresse aux facilitateurs dépêchés par la communauté internationale dans l'objectif de trouver une solution à la crise malgache.
Nous vous livrons ci-aprés le contenu intégral du document adressé par l'ancien Président de la République, Didier Ratsiraka, actuellement en exil en France, aux facilitateurs en charge du dossier Madagascar. Y sont soulevés quelques points de discorde légitimes au vue du contexte dans lequel se déroule les négociations actuellement en cours à Madagascar.
Neuilly, ce 22 Mai 2009
Leurs Excellences Messieurs les Facilitateurs,
Vous savez autant que personne mon engagement dont la constance le dispute au militantisme, en faveur de la paix, de la justice et de la démocratie dans le monde, et singulièrement à MADAGASCAR.
C’est dans un engouement populaire des grands jours que Pierrot Rajaonarivelo a été accueilli par la population de Tamatave en ce dimanche 10 mai 2009.
Pierrot Rajaonarivelo : Accueil triomphal à Tamatave
ZAFY Albert, Président d’honneur du CRN (Comité de Réconciliation Nationale) interpelle vigoureusement Marc Ravalomanana dans une déclaration qui lui est personnellement adressé. Tous les thèmes de la gouvernance piteuse de celui qui se prétendait être le « messie incarné » y sont abordés, et plus encore …. [Ecouter et consulter la transcription]